Une semaine pour être d'attaque
- OM-Bordeaux
Erik Gerets et ses joueurs entendent mettre à profit la semaine pour régler les automatismes dans un secteur offensif miné par les blessures.
Dans les jours qui suivirent chacun des deux revers en date de l'OM (à Lyon et à Sochaux), l'un des sujets récurrents dans les réactions olympiennes touchait la construction offensive, de l'élaboration globale d'une phase d'attaque. Comme les Olympiens n'ont pas marqué depuis deux matches, c'était encore une fois le credo d'Erik Gerets lundi matin : «Je vais essayer de faire progresser l'entente entre le milieu de terrain et les attaquants. On va travailler les automatismes tous les jours afin qu'ils soient mieux sur le terrain.» Parmi ces paramètres à peaufiner, le coach avait déjà ciblé dans les couloirs de Bonal «la construction du jeu depuis la défense» et le manque de centres depuis les côtés.
Autant d'éléments pour venir charger en munition un tandem d'attaque tout neuf. Le jeu latéral pourrait ainsi être mis à profit par la taille de Brandao et la profondeur serait utile pour son compère Sylvain Wiltord. Et comme dit plus haut, dans ces cas-là, il n'y a rien de mieux que les automatismes. «Si nous sommes capables d'avoir une meilleure entente entre des joueurs qui se connaissent depuis quelques semaines seulement, ça va être mieux. On sent l'expérience de Wiltord, si nous sommes capables de le mettre mieux devant le but, il va certainement marquer» remarquait le coach pour qui l'ancien Rennais a montré qu'il avait «du nez pour le goal.»
Il reste une semaine pour être d'attaque donc, cela avant le match de dimanche contre Bordeaux. Un travail offensif rendu obligatoire par les nombreux forfaits dans ce secteur. Si la date de retour de Niang n'est pas encore fixée, l'absence de Koné est elle établie pour la rencontre dominicale. «Toutes ces blessures ont bouleversé l'équipe et cela se ressent actuellement. On doit vivre avec les maladies et les blessures. Ce match de dimanche est extrêmement important pour voir quelle sera la conduite à suivre dans les mois prochains» souligne Erik Gerets qui espère retirer des enseignements du choc à venir : «Après nos deux matches de la semaine, on saura alors exactement où nous sommes.» Face à des Girondins qui ont chipé ce week-end à l'OM la place de meilleure attaque de L1 (37 buts contre 39), ce sera un sacré test.
Quand l'OM ouvre le score au Vél', il gagne (presque) toujours
Sur les onze matches disputés au Vélodrome en L1 cette saison, l'OM a ouvert sept fois le score et il s'est imposé à six reprises dans ce cas. Il n'y eut que le match face à Lorient au cours duquel les Olympiens avaient ouvert le score et s'étaient inclinés par la suite (2-3).
Par contre, quand l'OM a encaissé le premier but, il a soit fait match nul (une fois), soit perdu (deux fois). Le onzième match au stade est le nul vierge contre Monaco (0-0).